Le CO2 des voitures neuves augmente en France et en Europe

30 septembre 2019

Cet article a initialement été publié dans notre newsletter Décryptage Mobilité. Pour recevoir par mail les prochains articles dès leur publication, abonnez-vous dès maintenant.

Par Aurélien Schuller – Manager

L’agence européenne de l’environnement vient de publier [1] les émissions COdes voitures et utilitaires neufs en 2018. On connaissait déjà la statistique équivalente pour la France. On peut ainsi mesurer le chemin qu’il reste à parcourir pour aboutir à l’objectif 2021 de 95 g CO2/ km, à la fois pour l’Europe et la France (attention tout ça est exprimé dans les protocoles d’homologation, et pas dans les conditions réelles de circulation ; le lecteur curieux sur les 95 g COpourra se référer utilement à un précédent article de Décryptage Mobilité).

Dans les deux cas, nous sommes loin du compte avec un écart de 20 à 25% qui va devoir être comblé d’ici 2020 – 2021 (précisons qu’en 2020 les objectifs devront être atteints sur les 95% des ventes de véhicules les moins émissifs, mais que ce mécanisme n’a plus lieu en 2021 ; par ailleurs il y a d’autres mécanismes, comme les crédits et les éco-innovations qui permettent de réduire le grammage COde quelques points). Il est notable que les émissions ont même tendance à augmenter depuis 2016 sous l’effet de la hausse du poids moyen (mouvement de « SUVisation ») et du basculement des motorisations diesel vers essence. Un basculement du diesel vers l’électrique aurait été plus opportun du point de vue climat, du moins en France, mais pour l’instant c’est l’essence qui bénéficie principalement des baisses du diesel dans les mix de ventes, et pas les motorisations alternatives.

Affaire à suivre car bientôt les constructeurs vont devoir vendre beaucoup de véhicules électrifiés pour éviter les lourdes pénalités à partir de 2020 – 2021.

Article rédigé par Aurélien Schuller – Manager

Sources:
[1] EEA

Share Button
Share Button