Empreinte environnementale des voitures en France : une étude de place par Carbone 4

7 décembre 2017

Évaluer l’impact environnemental de différentes motorisations de voitures aujourd’hui et à l’horizon 2030, c’est l’objectif de l’étude de la European Climate Foundation et de la Fondation pour la Nature et l’Homme, étude dont la réalisation technique a été confiée à Carbone 4. Celle-ci a mobilisé de nombreuses parties prenantes de l’écosystème de l’électromobilité, ONG, acteurs institutionnels comme privés : Renault, AVERE-France, Saft, ADEME, RTE, le Réseau Action Climat France, WWF France et le Réseau pour la transition énergétique (CLER).

Huit véhicules représentatifs des différentes motorisations (véhicules thermiques, hybrides ou électriques) et deux gammes automobiles (citadines et berlines) ont été considérés au regard de cinq indicateurs environnementaux (dont l’empreinte carbone) sur le périmètre géographique français.

L’analyse de cycle de vie des véhicules dans la situation actuelle a servi de brique de base pour sortir du cadre conventionnel, notamment :

  • en tenant compte des conditions réelles de circulation des véhicules (correction des consommations unitaires) ;
  • en évaluant l’impact en 2030 selon différentes hypothèses contrastées de scénarios de déploiement de la mobilité électrique et d’évolution du mix électrique ;
  • en intégrant des profils de mobilité et de recharge réalistes pour déterminer le facteur d’émissions de l’électricité ;
  • en modulant le kilométrage des véhicules ;
  • en explorant le lien entre véhicules et le système électrique à travers la mise en place d’intelligence dans les modes de charge des véhicules (pilotage voire recharge bidirectionnelle dite V2G) et l’usage stationnaire de la batterie en deuxième vie.

L’étude souligne le rôle bénéfique de l’électrification des véhicules étant donnée l’électricité peu carbonée en France : ainsi une citadine toute électrique a une empreinte carbone 3 fois moindre que son homologue thermique sur son cycle de vie. Pour les berlines ce rapport est actuellement de 1 à 2. La prise en compte de plusieurs indicateurs environnementaux ainsi que l’évaluation des services des véhicules vis-à-vis du système électrique permet d’explorer les risques et les opportunités du déploiement de l’électromobilité. C’est par la maitrise de la consommation énergétique, la gestion intelligente de la charge et le développement des capacités de stockage que l’électromobilité peut être en cohérence avec la transition énergétique de notre société.

Après une revue critique par des experts indépendants, l’étude vient d’être rendue publique. Retrouvez la sur le site de la FNH.

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Crédit photo : nerthuz – Fotolia

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