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Enjeux Climat
Quel climat allons-nous faire ?
La communauté scientifique mondiale s’appuie sur des modèles de simulation numérique pour anticiper l’évolution future des grands paramètres climatiques (températures, précipitations, etc.). Mais, par la force des choses, ce modèles proposent une évolution qui dépend de la manière dont les émissions de GES vont évoluer dans les décennies qui viennent. Nos choix collectifs de consommation d’énergie vont donc jouer un rôle primordial dans la formation du climat que connaîtrons nos enfants et petits-enfants (et arrière petits-enfants, etc). Ainsi, généraliser à 10 milliards d’habitants le mode de vie d’un Polonais de l’an 2000 conduirait à une élévation moyenne de température d’au moins 5°C à l’horizon de la fin du siècle.
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L’évolution du PIB mondial, de la population et du contenu en carbone de l’économie sont donc autant de facteurs qui vont piloter au 1er ordre les quantités de gaz à effet de serre émises dans l’atmosphère à l’avenir. En fonction de différents scénarii portant sur chacune de ces 3 variables, il est possible de décrire les courbes d’évolution des émissions de GES. Cela permet d’alimenter en données d’entrée les modèles numériques de plus en plus précis que la communauté scientifique développe depuis des décennies. L’avenir n’est donc pas complètement écrit à l’avance : selon les chemins que l’humanité décidera d’emprunter, l’accroissement de température pourra se situer n’importe où entre +1 et +5 °C à la fin du siècle. La valeur haute de cette fourchette pourrait être dépassée si les rétroactions du cycle du carbone amplifient le mécanisme, ce qu’on commence à observer avec la fonte de la banquise ou le dégel du permafrost.
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+5 °C, cela peut sembler peu au regard de nos variations quotidiennes de température. Pour autant, quand on parle de la moyenne planétaire, ce n’est rien d’autre que la valeur qui nous sépare du dernier maximum glaciaire, c’est-à-dire le plus froid de la dernière ère glaciaire, il y a 20 000 ans. A cette époque, une large partie de l’Amérique du Nord et de l’Europe du Nord était recouverte par de gigantesques glaciers et le climat de la France, proche de celui de la Sibérie actuelle, plus froid de 10 à 15 ° C (le sol était gelé en permanence à Marseille) et recevant 2 fois moins de précipitations, était parfaitement impropre à l’agriculture. Comment imaginer que des changements d’une ampleur comparable, appliqués à 7 milliards d’hommes sédentaires, seraient indolores, alors même qu’ils se produiraient en seulement un ou deux siècles, et non en quelques milliers d’années ?
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