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Enjeux Energie

Nietzsche voulait des surhommes, nous y voilà… pour combien de temps ?

Rien de ce qui fait la modernité de nos sociétés contemporaines n’existerait à la même échelle sans cette énergie abondante et ridiculement bon marché (en Occident, l’énergie vaut environ 1000 fois moins cher que le travail humain qu’elle remplace).
De l’automobile-reine au voyage aérien démocratisé, des congés payés aux études supérieures, de la multiplication des divorces aux plats surgelés, de la micro-informatique « grand public » à la conquête de l’espace, du téléphone mobile aux fruits rouges toute l’année, rien de tout cela ne se serait répandu avec une telle célérité sans cette offre énergétique sans précédent. Le Français le plus « modeste » dispose ainsi en permanence de l’équivalent de plusieurs dizaines d’« esclaves mécaniques » qui travaillent pour lui, et lui fournissent transports, chauffage, biens de consommation courante, alimentation. L’énergie est partout ! Et elle est très fossile, hélas !

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En particulier, avec plus de 40% de l’énergie finale consommée dans le monde, le pétrole est la pierre angulaire de notre corne d’abondance énergétique. Malheureusement, le stock de pétrole est fini, et les mathématiques nous apprennent donc que sa consommation va atteindre un jour un niveau maximal avant de décliner inexorablement, même si nous ne sommes pas d’accord. , Les fameux « 40 ans de réserves » ne sont que le fruit malheureux d’un raccourci médiatique qui fait confondre le pétrole extractible de manière certaine (40 fois la production de l’année passée) avec le délai qui nous sépare du maximum de production (beaucoup plus court, 0 à 10 ans selon l’essentiel des opérateurs). Le « Peak Oil » - pic de production - contraindra à la baisse la quantité de produits pétroliers livrée chaque jour à notre pompiste, à notre industrie chimique (et la chimie est absolument partout dans ce que nous fabriquons, y compris pour la nourriture ou la santé), à notre compagnie aérienne, à notre fournisseur de fioul.

La production mondiale de pétrole, aujourd’hui de l’ordre de 85 millions de barils par jour, devrait plafonner d’ici 2015 à 2020 à 95 millions de barils par jour tout au plus (d’aucuns pensent que cette valeur ne sera même pas atteinte), avant d’entamer son inexorable déclin. Après une longue période de controverse pendant laquelle cette question du « Peak Oil » a été férocement débattue, le consensus semble atteint dans la communauté des géologues et autres opérateurs pétroliers. Même l’Agence Internationale de l’Energie, pourtant réfractaire à l’idée jusqu’à présent, le laisse entendre en filigrane avec la parution du World Energy Outlook 2008, au ton désormais alarmiste.


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Bilan Carbone (c)
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