Réagir face aux enjeux
Carbone 4 : mettre le carbone dans le management et la stratégie
Compte tenu des risques liés au « laisser faire », se préoccuper du carbone, c’est réfléchir à moyen et long terme sur la robustesse et la pérennité de son modèle économique. Le contexte qui vient d’être décrit rend en effet vraisemblable une pression croissante, mais légitime, de la société (pouvoirs publics, consommateurs, actionnaires, salariés, media…) pour faire diminuer la consommation d’énergie fossile et les émissions de gaz à effet de serre. Cette pression s’appliquera notamment aux entreprises, à leurs actionnaires et à leurs banquiers, aux collectivités territoriales et aux administrations. La transition énergétique vers un monde post-fossile doit en outre se faire en un laps de temps désormais réduit. Il découle de tout cela un passage à l’action immédiat, pour des projets structurants et non de nature cosmétique. Carbone 4, fondé par deux ingénieurs ayant une conscience aigue de ces enjeux, et dont l’un est l’auteur du Bilan Carbone, souhaite apporter son expertise à l’ensemble des acteurs qui veulent préparer l’économie du 21è siècle.
La contrainte « amont », liée aux ressources, et la contrainte « aval », incarnée par le changement climatique, plaident en faveur d’une refonte de l’instrument actuel de mesure de la richesse, le PIB. Il est vital de tenir enfin compte de la raréfaction des ressources naturelles (comme les hydrocarbures) et des dégradations irréversibles portées à notre environnement (comme le climat). Autrement dit, les prix doivent être corrigés pour inclure une « dotation aux amortissements » pour diminution de stocks de toutes sortes (et notamment d’hydrocarbures) et une « provision pour risques » pour changement climatique futur.
Parmi les économistes, de plus en plus de voix se font ainsi entendre pour que soit donné, enfin, un prix au problème, c’est-à-dire au carbone. Une action sur la fiscalité, via l’instauration d’une « taxe carbone », recueille ainsi de plus en plus de suffrages (parmi lesquels on compte même celui du PDG d’Exxon !), mais il existe aussi d’autres instruments à la disposition des pouvoirs publics, comme la réglementation et les quotas.
La contrainte « carbone », exogène et donc non négociable, va se traduire tôt ou tard par une volonté politique et sociale de modifier en profondeur nos façons d’organiser, de concevoir, de produire, de transporter, de consommer. Cela est inéluctable. Nous en percevons les premiers frémissements. Il est constant que, face à une contrainte non négociable, l’anticipation est toujours payante, même quand les premiers signes de la crise se manifestent. L’enjeu est ainsi de faire d’une contrainte forte une source d’opportunités et de projets fédérateurs.
S’y refuser, c’est nous précipiter collectivement dans l’impasse. Entreprises, financiers, administrations, particuliers : nous sommes tous concernés. En particulier, pour toute organisation, publique ou privée, la dépendance aux émissions de gaz à effet de serre (et à la consommation d’hydrocarbures) va devenir de plus en plus une question cruciale de management et de stratégie. Carbone 4 souhaite aider ses clients à l’appréhender, pour mieux rebondir ensuite.
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