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Réagir face aux enjeux

Diviser par 4 nos émissions de gaz à effet de serre

Pour que la concentration de GES dans l’air cesse de croître, les émissions planétaires de ce gaz doivent être divisées par 2 à 3 au moins, le plus vite possible. Une juste répartition à l’échelle mondiale de ce niveau acceptable conduit à diviser par 4 à 5 les émissions d’un Français. C’est pour cela que la loi de programmation de l’énergie de 2005 fixe une division par 4 des émissions françaises d’ici 2050. Il s’agit là d’un défi considérable, dont peu d’acteurs économiques et très peu d’électeurs ont déjà pris la mesure à ce jour. 




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L’humanité émet dans son ensemble plus de 2 fois plus de CO2 que les écosystèmes, tels que les forêts, prairies et océans, sont capables d’absorber pour le moment. Pour le méthane et le protoxyde d’azote, la division à viser n’est pas aussi importante, par contre elle l’est encore plus pour les gaz fluorés, qu’il faut complètement éradiquer. Or limiter l’élévation de température en cours à un niveau « gérable » (ce qui est un débat en soi) impose nécessairement que l’atmosphère cesse de s’enrichir en gaz à effet de serre. Pour le CO2, cela implique de diviser les émissions mondiales par au moins 2, et ce aussi vite que possible. En termes comptables, cela signifie que chaque Terrien a théoriquement aujourd’hui un droit annuel à émettre de 500 kg équivalent carbone tout au plus, en 2008 (et sans doute moins demain si les émissions et la population continuent de croître).


Cet objectif de 500 kg equC est un défi considérable. En l’état actuel des technologies, ce « droit à émettre » est en effet atteint en faisant une et une seule des choses suivantes :
  •     parcourir 5 à 7 000 km en zone urbaine dans une petite voiture (type Twingo)
  •     quelques mois de chauffage d’une maison au gaz naturel
  •     quelques mois de courses à la FNAC et au supermarché
  •     un AR Paris-New York en avion (en ordre de grandeur)

Il faut bien garder à l’esprit que, le stock d’hydrocarbures étant fini, nous aurons de toutes façons une réduction de cette ordre « un jour » (voir page sur la future production pétrolière, gazière et charbonnière). Les émissions de gaz à effet de serre (et notamment de CO2) décroîtront donc un jour, bien avant la fin de ce siècle. Reste à savoir si nous accepterons d’organiser nous-mêmes cette décroissance, ou si nous choisirons de la subir. La première option présente de petits inconvénients à court-terme pour éviter de gros désagréments plus tard. La seconde nous permet de ne rien changer à notre mode de vie pendant encore quelques années, mais à un prix prohibitif. Dans ce cas, la partie la plus jeune de la population - et tous ceux qui suivront - recevra une facture extrêmement salée, la crise énergétique et le bouleversement climatique majeur ayant toutes les chances de renvoyer aux oubliettes l’âge d’or que nous avons connu pendant 60 ans, mariant paix, prospérité, démocratie, santé, nourriture abondante, et éducation pour tous.

Le passage immédiat à l’action est donc indispensable.


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