La fraise : chauffée ou pas chauffée?

25 avril 2013

Contrairement à ce qu’on pourrait intuitivement penser, le transport n’est pas le premier contributeur de l’empreinte carbone de la fraise. C’est le mode de production qui compte le plus, à savoir si les fraises sont cultivées dans une serre chauffée ou dans un abri non chauffé.

fraises

Messages clés?

La production d’une fraise sous serre est 7 fois plus impactante sur le climat qu’une fraise sous abri non chauffé (7000 kgCO2e / tonne contre 1000 kgCO2e / tonne).

  • Le chauffage de la serre constitue le principal poste de l’empreinte carbone d’une fraise produite sous serre chauffée.
  • 70% des serres françaises sont chauffées au gaz. Pour une serre chauffée au gaz, le coût de l’énergie représente jusqu’à 30% du prix de gros.
  • Le mode de chauffage constitue le levier essentiel de réduction : l’empreinte carbone d’une fraise issue d’une serre chauffée au bois est 3 fois plus faible qu’une fraise sous serre chauffée au gaz.
  • Pour les fraises en provenance d’Espagne, la logistique devient le principal facteur de l’empreinte carbone et le transport routier représente la moitié des émissions. L’utilisation du transport combiné rail/route depuis le sud de la France permet de diminuer de 20% l’empreinte carbone d’une fraise espagnole.

Pour conclure, cette étude permet d’identifier un levier considérable pour réduire l’empreinte carbone de la fraise sous serre :  substituons le gaz utilisé dans les serres par de la chaleur renouvelable (biogaz, biomasse solide ect..). Ainsi la réduction de l’empreinte carbone de la fraise ne passe pas forcément par une remise en cause des approvisionnements (ex : fraise espagnole vs fraise française) mais par des leviers d’actions propres à chaque filière.

Par Julien Adam

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