Un avenir prometteur pour le vélo : tous en piste !

17 février 2020

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Par Célia Foulon – Consultante

Le 19 novembre 2019, la Loi sur l’Orientation des Mobilités a été adoptée par le parlement. Cette loi concerne quasiment tous les modes de transport, et promet, entre autres, une avancée majeure pour le vélo.

Premièrement, la mobilité active est désormais reconnue comme un droit des français. Ce qui signifie que juridiquement, nous sommes en droit de demander des alternatives à la voiture : des zones piétonnes et des pistes cyclables par exemple.

Deuxièmement : d’autres mesures plus concrètes ont également été actées, permettant le déploiement d’un système vélo prometteur. Au programme par exemple : l’apprentissage du déplacement à vélo à l’école primaire, l’obligation pour les gares dès 2024 d’avoir des stationnement vélos sécurisés, l’amélioration de la prise en charge des vélos dans les trains et les cars, ou encore l’obligation pour les publicités automobiles d’ajouter un message encourageant les mobilités actives.

Un plan vélo pour lequel la France a prévu d’investir 350 millions d’euros sur les 7 prochaines années. Même si le budget reste inférieur à celui des Pays-Bas, ou de New York, on salue cet investissement utile. Ces 350 millions d’euros pourront servir, par exemple, à financer des infrastructures cyclables dans les zones prioritaires listées par la FUB [1] grâce à un sondage réalisé auprès des cyclistes et disponible ici. D’ailleurs, il est bon de rappeler que l’association Paris en Selle a publié il y a peu un guide pour rendre les villes cyclables [2], que l’on recommande grandement.

En tout cas, les aménagements cyclables récents à Paris sont la preuve que c’est en construisant des pistes cyclables que l’on attire les cyclistes : une augmentation de 54% du nombre de cyclistes a été enregistrée sur les pistes parisiennes récentes entre 2018 et 2019 [3].

Avec les grèves actuelles des transports en commun, ce chiffre va même sans doute encore grimper. Alors à tous ceux qui ont commencé le vélo la semaine dernière un peu par obligation, peut-être à reculons, j’espère que l’expérience vous a plu, que vous avez jubilé en doublant les longues files de voitures à l’arrêt, que vous vous êtes sentis revigorés par l’exercice physique, et que peut-être vous aurez envie de continuer à prendre le vélo même après la grève. En tout cas, vous êtes les bienvenus sur les pistes, car plus on est de cyclistes, plus on rit (et surtout, plus on est visible des autres usagers et donc protégé).

Sources :
[1] Carte des zones prioritaires de la FUB
[2] Paris en selle
[3] ParisJob

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