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24 février 2026

Témoignage de Manuel Spöde, directeur de M&S Project, sur nos formations

« Ce qui est véritablement enrichissant, c’est le partage d’expérience et de bonnes pratiques qui s’établit avec les autres apprenant·es et les formateurs »

Manuel Spöde est fondateur et directeur de M&S Project, PME suisse qui accompagne les entreprises dans la gestion de projet et la durabilité. C’est l’évolution du changement climatique, des normes et réglementations et de sa propre sensibilité qui ont modifié l’angle d’approche de M&S Project vers la durabilité. Pour cela, Manuel s’est d’abord formé à l’empreinte carbone en suivant en 2024 notre formation “Mesurer l’empreinte carbone de son organisation”. Les entreprises suisses étant indirectement liées à la réglementation CSRD, Manuel a continué son parcours de montée en compétence en suivant notre module “CSRD : décryptage et mise en œuvre” en 2025. Parcours qui a continué d’évoluer avec son inscription fin 2025 à notre formation “Plan d’action décarbonation”, pour ajouter une corde davantage stratégique et opérationnelle à son arc. Témoignage.  

Pouvez-vous vous présenter et nous raconter votre parcours professionnel avant la formation ?

Je suis actuellement directeur et fondateur de M&S Project qui est une petite PME basée en Suisse, depuis quinze ans. Nous sommes deux salariés et faisons appel à des chef·fes de projet que nous mandatons pour certaines missions. Nos clients vont de la TPE au grand compte et nous ne sommes pas spécialisés dans un secteur. Je me vois un peu comme un chef d’orchestre : je n’ai pas besoin de savoir jouer de la timbale, de la flûte ou de la trompette, mais de savoir donner la bonne note ! Je fais donc appel à des expert·es sectoriels si nécessaire pour m’accompagner. C’est une véritable aventure humaine qui m’apporte beaucoup !

Depuis environ cinq ans, les thématiques RSE prennent de plus en plus de place dans notre activité. Cela fait environ dix ans que j’ai mis le doigt dans l’engrenage de “l’environnement” au sens large. Au début, je m’intéressais au sujet du dérèglement climatique de mon côté au travers d’articles ou autres sources d’informations, jusqu’à en faire mon activité principale aujourd'hui. Une partie de nos services a naturellement migré vers cette thématique qui me semble centrale : si on ne se sent pas concerné·e par le changement climatique, de quoi est-on concerné·e aujourd’hui ? J’essaie de semer mes petites graines à mon échelle ; on a encore du travail en Suisse.

Quelle est l'appétence de la part des entreprises suisses sur les sujets climatiques et biodiversité ?

Clairement, la demande n’est pas là. À part pour redorer son image marketing, personne ne demande des analyses poussées d’empreinte carbone ou autre pour les bonnes raisons. Cela vient du fait qu’en Suisse, il n’y a pas grand chose de restrictif, la réglementation est quasi nulle voire inexistante. Plus de la moitié des exportations de la Suisse vont vers l’UE ; les prestataires doivent donc rendre des comptes au regard de la CSRD - avant que le détricotage n’ait été fait. Ce qui fait que tout ou partie des entreprises suisses sont indirectement touchées par cette réglementation, il y a donc du travail à faire à ce niveau-là. Il y a aussi l’aspect économique actuel qui peut peser : on se soucie plus de sauver la baraque que de se former sur la RSE.

Pourquoi avez-vous décidé de vous former sur le plan d’action décarbonation ?

Après avoir suivi la formation sur l’empreinte carbone et le module sur la CSRD, je souhaitais venir confronter ce que l’on pouvait proposer en termes d’accompagnement chez M&S Project et ce qui se fait dehors. Ce qui m’intéressait, c’était le partage d’expérience, les bonnes pratiques de chacun et chacune, de voir jusqu’où certain·es poussent l’exercice. J’étais curieux de connaître le niveau de précision de la méthode et des outils utilisés par Carbone 4, pour pouvoir in fine accompagner au mieux mes clients.

Qu’est-ce qui vous a convaincu de vous inscrire ?

J’ai apprécié le fait que la formation comporte une journée en présentiel, la dynamique est différente par rapport aux deux précédentes formations. Ayant justement suivi ces deux formations, j’avais déjà jaugé la qualité des formations proposées par l’Académie Carbone 4, je n’ai donc pas tergiversé des heures avant de m’inscrire !

Par ailleurs, c’est l’expérience terrain qui me plaît chez Carbone 4. On n’est pas que sur de la théorie. Je trouve qu’il est facile aujourd’hui de devenir autodidacte sur les sujets RSE : en suivant les bonnes personnes sur LinkedIn ou en se penchant sur les bons articles et publications. En revanche, si l'on souhaite approfondir le sujet, il est nécessaire d’aller se former pour justement creuser des points particuliers et maîtriser les bons outils, méthodes, bonnes pratiques. Il est primordial selon moi de rentrer dans la technique pour être efficace. Et en termes de technicité, cette formation a répondu à mes attentes.

Quels aspects de la formation vous ont le plus marqué ?

Je pense que ce sont les interactions avec les apprenant·es et les formateurs, j’ai vraiment apprécié ce partage d’expérience sur différentes échelles. J’ai trouvé le format parfait et la durée de la formation adéquate. La journée en présentiel reste digeste et intégrable dans un emploi du temps professionnel.

Quelles compétences ou connaissances avez-vous acquises grâce à la formation ?

Ce qui m’a été le plus bénéfique c’est surtout les sources d’informations sur lesquelles on peut se baser, de savoir aussi qui peut dispenser quoi, quelles sont les dernières nouvelles sur l’aspect réglementaire. La formation pointe aussi le fait que pour réussir à se décarboner et atteindre ce fameux net zero en 2050, le plus compliqué ne tient pas dans les changements opérationnels, mais bien dans celui du modèle économique. Et pour cela il faut se retrousser les manches pour bien accompagner les entreprises.

À qui recommanderiez-vous cette formation et pourquoi ?

À toute direction d’entreprise, pas uniquement des responsables RSE. Ce que je constate c’est que ce qui coince est souvent dû aux actions des directions : ils sont initiateurs d’un projet qu’ils délèguent et ne s’y intéressent pas plus que ça et ne mesurent pas les conséquences de telle ou telle action. Je pense qu’ils sont donc une bonne cible pour ce type de formation pour les embarquer de manière efficace. C’est également une question de temps alloué en interne qui est souvent un facteur limitant pour les sujets environnementaux au global.

Un conseil pour cell·eux qui hésitent encore à se lancer ?

D’y aller ! Le format de la formation n’est pas long, il est totalement abordable. Il faut oser venir, découvrir l’univers de la décarbonation, et faire partie de ce partage avec des personnes qui n’ont pas les mêmes expériences et qui viennent de bords différents. C’est ce partage qui est véritablement enrichissant. On ressort de la formation grandi·e, notre réseau aussi, et on sait qu’on peut solliciter l’aide de nos confrères, consœurs, et de Carbone 4 !


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